• Les quatre nobles vérités


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    Les quatre nobles vérités

    Après avoir atteint l’éveil ultime, le Bouddha attendit 40 jours avant de délivrer son enseignement. Comme un médecin, il diagnostique la souffrance des êtres, et propose d’y remédier. Explications avec Matthieu Ricard, moine bouddhiste.

    Les quatre nobles vérités

    Les quatre nobles vérités

    Quelques temps après son Éveil, le Bouddha alla trouver ses cinq anciens
    compagnons ascètes à Isipatana (Sarnath) près de Bénarès pour leur
    expliquer sa découverte et partager avec eux son expérience. Il mit ainsi en
    mouvement "la roue du Dharma" en donnant son premier enseignement.

    Le sermon (de Bénarès) sur les quatre nobles vérités (Dhamma
    cakkappavattana sutta
    )
     
    constitue le fondement et le coeur de la voie du
    Bouddha, il est indispensable de bien en comprendre le contenu, car

    tous les autres enseignements en dérivent.

    Ces quatre nobles vérités sont souvent comparées à une maladie et au
    processus des soins dispensés de la part d'un médecin :

    La première vérité constate la maladie, les symptômes,
    la deuxième en établit le diagnostic, la cause,
    la troisième annonce que la guérison est possible,
    la quatrième donne le traitement, le remède.

    ***
    Sarnath : le 1er enseignement du Bouddha

     

    Les quatre nobles vérités

    1/ La noble vérité de la souffrance :

    La première noble vérité énoncée par le Bouddha montre l'universalité
    de l'expérience de la souffrance (dukkha).

    - La naissance est dukkha,
    - La vieillesse est dukkha,
    - La maladie est dukkha,
    - La mort est dukkha,
    - Etre uni à ce que l'on n'aime pas est dukkha,
    - Etre séparé de ce que l'on aime est dukkha,
    - Ne pas obtenir ce que l'on désire est dukkha.

    En résumé, les cinq agrégats* d'attachement sont dukkha.

    Dukkha est un terme pali qu'il est impossible de traduire correctement en français. Communément, dukkha veut dire "souffrance, douleur, maladie, peine, souci, misère", mais aussi tous les états de frustration, d'insatisfaction ou d'ennui, y compris ceux dont nous ne sommes pas véritablement conscient. Dans la première noble vérité, dukkha représente la vision la plus vaste qu'a le Bouddha de la vie et du monde. Il ne signifie pas seulement la souffrance ordinaire, mais désigne également l'impermanence, l'imperfection...

    Cette première noble vérité doit être comprise,
    si l'on ne comprend pas dukkha, on a peu de chance d'être incité à faire
    un effort pour pratiquer la voie menant à la libération de la souffrance.

    * la forme, les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience

    ***
    Thich Nhat Hanh
    "Les quatre nobles vérités"

    Enseignements du vénérable Thich Nhat Hanh
    sur les quatre nobles vérités

    Les quatre nobles vérités

    2/ La noble vérité de la cause de la souffrance :

    "Voici, ô moines, la Vérité Noble dite la cause du dukkha:
    C'est cette "soif" qui produit la ré-existence et le re-devenir,
    qui est liée à une avidité passionnée et qui trouve une nouvelle
    jouissance tantôt ici, tantôt là, c'est-à-dire la soif des plaisirs des sens, la soif de l'existence et du devenir et la soif de la non existence."

    La deuxième noble vérité établit qu’il existe une origine à la souffrance
    et que cette origine est l’attachement à trois sortes de désirs (soif) :

    - La soif des plaisirs des sens
    - La soif du devenir ou d'existence
    - La soif d'annihilation ou de non-existence

    Le terme "soif" comprend non seulement le désir et l'attachement aux plaisirs des sens, à la richesse, à la puissance, mais aussi l'attachement aux idées, aux idéaux, aux opinions, aux théories, aux conceptions, aux croyances...

    C'est cette soif, ce désir, cette avidité, cette cupidité qui, en se manifestant de manières variées, donne naissance à toutes les formes de souffrance et à la continuité des êtres.

    ***
    La "soif", dépasser l'insatisfaction...
    L’insatisfaction est une source de souffrance continuelle et elle est sans cesse stimulée par cette soif immense de vouloir satisfaire à tous les désirs. Quelle discipline enseigne le bouddhisme afin de rompre cet état de soif absolue.

    Les quatre nobles vérités

    Le désir d’appropriation, source de toutes les souffrances.
    Le désir d’appropriation, avec la colère et l’ignorance, sont les trois poisons de l’esprit selon le bouddha et conduisent aux principales causes de la souffrance.

    ***
    Cette soif, ce désir est lui-même conditionné, lié à des causes.
    La première cause c'est l'ignorance qui entraîne les formations karmiques qui engendre la conscience, laquelle crée le nom et la forme, à l'origine des six sens. Les six sens donnent lieu au contact, et le contact à la sensation. Celle-ci provoque la soif ou le désir qui se transforme en saisie ou attachement. La saisie devient le devenir ou pulsion vers l'existence qui conduit à la naissance, puis à la vieillesse et la mort.

    Ces douze liens interdépendants sont également à l'origine de la souffrance car, selon l'enseignement du Bouddha, tout est relatif et interdépendant.

    Ainsi, le désir, la "soif", n'est ni la première, ni l'unique cause de
    l'apparition de la souffrance, de l'insatisfaction (dukkha).
    Mais c'est la cause la plus palpable et la plus immédiate.

    ***
    Les douze liens interdépendants

    1ère partie

    Les quatre nobles vérités

    Les douze liens interdépendants
    2ème partie

    Les quatre nobles vérités

    3/ La noble vérité de la cessation de la souffrance :

    "Voici, ô moines, la Vérité Noble dite la cessation du dukkha :
    C'est la cessation complète de cette " soif", la délaisser, y renoncer,
    s'en libérer, s'en débarrasser."

    La troisième noble vérité nous enseigne que nous pouvons nous libérer de la souffrance puisque celle-ci est issue de causes et de conditions. Certaines d’entre-elles sont de notre responsabilité : en les connaissant, nous pouvons agir sur ces causes et ces conditions, et progressivement les transformer et atteindre l'état de Libération, l'Éveilou Nirvana lorsque l’ignorance, l’avidité et la malveillance cessent de nous diriger.

    L'Éveil représente la Paix ultime dont la saveur peut être expérimentée dans cette vie même, la libération de tous les états conditionnés, de tous les attachements. Il est au delà de nos conceptions dualistes du bien et du mal,
    du juste et de l'injuste, de l'existence et de la non-existence.

    Celui qui a réalisé l'Éveil est libéré de toutes les obsessions, des tracas, des difficultés et des problèmes qui tourmentent les autres.
    Il ne regrette pas le passé, il ne se préoccupe pas de l'avenir, il vit dans l'instant présent. Il est joyeux, serein et paisible. Il est libre des désirs égoïstes, de haine, d'avidité, d'orgueil, et de toutes les émotions perturbatrices. Il est plein d'un amour universel, de compassion, de bonté, de sympathie, de compréhension et de tolérance. Il rend service aux autres de la manière la plus désintéressé, car il n'a pas de pensée pour lui-même, ne cherchant aucun gain, n'accumulant rien, même les biens spirituels, parce qu'il est libéré de l'illusion du Soi.

    ***
    "L'Eveil du Bouddha"

    Les quatre nobles vérités

    Les quatre nobles vérités

    4/ La noble vérité du chemin qui mêne
    à la cessation de la souffrance :

    "Voici, ô moines,
    la Vérité Noble dite le sentier conduisant à la cessation du dukkha :
    C'est le Noble Sentier Octuple, à savoir :
    la vue juste, la pensée juste, la parole juste, l'action juste,
    le moyen d'existence juste, l'effort juste,
    l'attention juste et la concentration juste."

    Le Noble Sentier Octuple est le chemin, la voie qui mène à la libération totale et définitive de la souffrance, de l'insatisfaction et du mal-être (dukkha) et qui conduit à la connaissance, au calme, à la vision profonde, à la délivrance (Éveil, Nirvana).

    L'Octuple Sentier est également appelé « la voie du milieu »,
    car il évite les deux extrêmes que sont d'une part la poursuite du bonheur dans la dépendance du plaisir des sens et d'autre part la poursuite de la libération dans la pratique de l'ascétisme et de la mortification.

    L'Octuple Sentier enseigné par le Bouddha se divise en trois catégories : la connaissance qui concerne la compréhension des phénomènes et l'entrainement de la pensée afin de développer la sagesse, l'éthique qui consiste à développer une attitude morale dans nos relations avec les autres et la méditation qui se réfère au travail sur soi et indique comment modifier notre état d'esprit de façon stable par la pratique de la concentration.

    La connaissance (Prajna) :
    - la compréhension juste
    - la pensée juste

    L'éthique (Sila) :
    - la parole juste
    - l'action juste
    - les moyens d'existence juste

    La méditation (Samadhi) :
    - l'effort juste
    - l'attention juste
    - la concentration juste

    Les quatre nobles vérités

    Les quatre nobles vérités

    Les quatre nobles vérités
    Nous entendons souvent parler de "l'enseignement de Bouddha", mais
    savons-nous vraiment de quoi il est question ? Ce texte condense les notions
    essentielles du dhamma et en présente sa signification, ainsi que son but en
    quelques lignes...

    dhammadana.org

    ***
    Les quatre nobles vérités
    par Ajahn Sumedho
    dhamma-sukha.JPG

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    La recherche du sens
    "Pourquoi nous souffrons"

    repere.tv.JPG

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