• Les quatre voeux du bodhisattva

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    Les quatre voeux du bodhisattva

    Les voeux du bodhisattva dans le zen

    Roland Yuno Rech (moine zen) commente les quatre voeux du bodhisattva
    dans le zen. Un bodhisattva est un être qui se voue à l'obtention de l'éveil,
     dans le seul but de soulager la souffrance de tous les êtres.

    Les quatre voeux du bodhisattva

     Premier voeu
    "Aussi nombreux que soient les êtres sensibles,
    je fais le voeu de les libérer tous"

     Les quatre voeux du bodhisattva

    Deuxième voeu
    "Aussi nombreuses que soient les illusions,
    je fais le voeu de les vaincre toutes"

     Les quatre voeux du bodhisattva

    Troisième voeu
    "Aussi nombreux que soient les Dharmas,
    je fais le voeu de les acquérir tous"

     Les quatre voeux du bodhisattva

    Quatrième voeu
    "Aussi parfaite que soit la voie du Bouddha,
    je fais le voeu de la réaliser"

    Les quatre voeux du bodhisattva

    Les quatre pratiques du Bodhisattva selon Maître Dôgen

    "Offrez votre sourire pour le bonheur et l'éveil de tous les êtres"
    Maître Dôgen

    Les quatre voeux du bodhisattva


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    Le karma
    - La loi de cause à effet -

    Karma est un terme sanskrit qui veut dire "acte", "action" et se rapporte aux actions du corps, de la parole et de l'esprit. Chaque action que nous accomplissons laisse une empreinte, un potentiel qui sera stocké sur notre esprit très subtil, notre conscience du tréfonds (alayavijnana), cette conscience est comme une bande magnétique qui enregistre tout ou comme un champ et les actions que nous accomplissons sont comme des graines que nous y semons. Chaque jour, nos pensées, nos paroles et nos actions plantent de nouvelles graines dans le champ de notre conscience et ce que ces graines génèrent devient la substance de notre vie. 

    Cette loi de cause à effet est ce qui conditionne notre existence.
    Cependant, tous ces conditionnements ne sont pas définitifs car nous avons une certaine part de liberté et, quelles que soient les circonstances, il demeure toujours une possibilité de choix.

    - Par nos choix, nous sommes responsable de notre vie, et notre comportement va façonner les conditions de notre vie future. 

    - Les actions vertueuses sèment les graines du bonheur futur et les actions non vertueuses celles de la souffrance future. (voir l'éthique)

    - Les intentions, les motivations qui produisent l'action sont plus importantes que les actions elles-mêmes.

    - Les graines que nous avons semées de par le passé sommeillent jusqu'à ce que les conditions nécessaires à leur maturation soient réunies.

    La loi de cause à effet, signifie que les causes (les empreintes de nos actes antérieurs inscrites et devenues latentes dans notre conscience du tréfonds) se transforment en effets. Ces effets peuvent apparaître rapidement ou tarder à se manifester. Plusieurs années ou même plusieurs vies peuvent séparer l'action initiale de son effet.

    Sous l'effet du karma, les êtres vivants subissent le cycle des renaissances (samsara). La condition dans laquelle on renaît dépend de notre karma, c'est à dire de nos actes, de nos actions passées et présentes.

     La loi de causalité
    par le Vénérable Thich Huyen-Vi

     Le karma

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     Sagesses Bouddhistes du 15 avril 2012

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    Sagesses Bouddhistes du 15 mars 2009

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    Voix Bouddhistes
    "Liberté et karma"

    La vidéo commence à la 39e seconde

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    Découverte du bouddhisme
    "Tout sur le karma"
    En vidéos ou audios mp3 à écouter et à télécharger

    vajra-yogini

    lotus00

    Le karma 1 (audio)
    vipassanasangha
    Le karma 1, format texte...ICI

    Le karma 2 (audio)
    vipassanasangha

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    lotus06


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    L'éthique

    La conduite éthique 

    Dans le bouddhisme, l’éthique est basée sur le fait que les actions du corps, de la parole et de l’esprit ont des conséquences pour nous-mêmes, les autres et pour tout ce qui nous entoure (animaux, environnement).

    Il y a deux sortes d’actions, les actions vertueuses, "kusala" (mot pali signifiant sain, habile, favorable, positif) et les actions non vertueuses, "akusala" (malsain, malhabile, défavorable, négatif).

    L’éthique bouddhique nous propose de prendre conscience des états d’esprit dans lesquels nous nous trouvons et à partir desquels nous agissons, parlons ou pensons, et à devenir ainsi responsable tant de nos états d’esprit que des conséquences de nos actions.

    L'éthique se décline sous forme de préceptes (cinq ou dix) qui ne sont pas des règles absolues, des interdits imposés par une autorité quelconque (humaine ou divine) mais des principes, des guides de comportement éthique permettent tout simplement de mener une vie correcte dans le but de créer le meilleur environnement individuel et collectif possible pour sa propre progression spirituelle et pour celle des autres.

    L'éthique

    Le système bouddhique de discipline éthique n'a pas été conçu comme un ensemble fini de règles. Au contraire, au fur et à mesure que la Sangha s'agrandissait, le Bouddha instaura progressivement diverses règles de conduite pour répondre à certaines situations spécifiques et permettre aux moines et aux nonnes de rester concentré sur leur pratique et ainsi les aider à éviter tout ce qui pouvait les éloigner ou les distraire de leur réalisation spirituelle, car certaines activités ou comportements renforcent l'attachement, le désir, la colère, l'agitation ou l'insatisfaction. A l'inverse, d'autres comportements aident à garder l'esprit calme et concentré, propice à la réflexion, à la méditation et à la réalisation de l'Eveil.

    Grâce à la conduite éthique (ou discipline) qui est le premier des trois entraînements de la pratique bouddhique, vous acquerrez la force et la discipline nécessaire pour pratiquer la méditation (discipline mentale) et développer la sagesse (vision profonde). En pratiquant les trois entraînements, vous ne créerez plus du Karma (la loi de cause à effet) et ainsi, vous vous libérerez de la souffrance du samsara (le cycle des existences).

    Le Vinaya (code moral) que les moines et les nonnes respectent est constitué de plus de deux cents règles de conduite.

    L'éthique

    Quand une personne souhaite s’engager officiellement sur la voie du Bouddha, elle "prend refuge" au cours d’une petite cérémonie qui inclut un engagement à Sîla (vertu, moralité) qui concerne certains préceptes de conduite éthique.

    les cinq préceptes de base

    - S’abstenir de tuer et de nuire à toute créature (animaux, insectes).
    - S’abstenir de voler et de prendre ce qui n’est pas donné.
    - S’abstenir de mauvaises conduites sexuelles.
    - S’abstenir de paroles mensongères, calomnieuses, dures, futiles.
    - S'abstenir de consommer des produits intoxicants (alcool, drogue...) qui créent la confusion dans l'esprit. 

    L'éthique

    Les cinq préceptes 
    ou cinq entraînements à la Pleine Conscience

    - Protection de la vie
    - Bonheur véritable
    - Amour véritable
    - Parole aimante et écoute profonde
    - Transformation et guérison

    L'éthique

    Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience en pdf...ICI 
    Le premier précepte : protection de la vie, en pdf...ICI

    ***
    Les 14 Entraînements à la Pleine Conscience

    L'éthique

    Commentaires de Thich Nhat Hanh sur 
    les quatorze entraînements à la pleine conscience, en pdf...ICI
     

    L'éthique

    "La question du bien et du mal dans l’enseignement du Bouddha"
    Le Bien et le Mal, ne sont pas traités en tant que tels dans l'enseignement du Bouddha et ils n'ont pas la valeur que leur attribue la culture occidentale. 
    Dans l’enseignement du Bouddha, ils sont abordés dans le cadre de ce qui se nomme : Vérité relative et Vérité absolue.

    L'éthique

    Les dix actions non vertueuses 

    Sous l'influence des trois poissons mentaux que sont l'ignorance, l'aversion et l'avidité, nous commettons beaucoup d'actions négatives. Ces actions se manifestent à travers les trois portes qui sont le corps, la parole et l'esprit.
    Ces dix actions non vertueuses vont entraîner sous l'action du Karma des effets négatifs et douloureux,
    et à l'inverse, les actions vertueuses vont donner des effets positifs et heureux.

    Les trois actions non vertueuses en relation avec le corps

    - Tuer, prendre la vie à un être vivant, même celle d'un animal ou d'un insecte.
    L'action vertueuse consiste à ne pas tuer, à respecter et à protéger toute forme de vie.

    - Voler, prendre quelque chose que l'on ne nous a pas donné, 
    que ce soit par la force,
    en cachette ou en trompant autrui.

    L'action vertueuse consiste à respecter les biens d'autrui, 
    à ne prendre que ce que l'on nous donne, à apprendre à ne pas s'attacher, à savoir donner, à être généreux... 

    - Inconduite sexuelle, avoir un mauvais usage de la sexualité comme l'adultère, le viol, l'inceste...
    L'action vertueuse consiste à avoir une sexualité basée sur le respect, la compréhension mutuelle, l'amour et l'engagement à long terme.

    L'éthique

    Les quatre actions non vertueuses en relation avec la parole

    - Mentir, dire des choses fausses afin de tromper ou d'abuser autrui. 
    La parole vertueuse consiste à dire la vérité sans blesser, ni juger. 
    Parler avec sincérité, franchise et honnêteté.

    - Calomnier, utiliser la parole pour créer la discorde, la division, un conflit, un désaccord entre deux ou plusieurs personnes. 
    Médire ou critiquer autrui. 

    La parole vertueuse consiste à savoir réconcilier et résoudre les désaccords et les conflits.
    A parler des qualités et des côtés positifs de chacun. 

    - Les paroles dures, employer des mots blessants, grossiers, proférer des injures, parler de manière agressive. 
    La parole vertueuse consiste à parler avec douceur,
    gentillesse et compassion. A communiquer d'une manière agréable, réfléchie et positive.

    - Les paroles futiles, se laisser aller à des conversations vaines, frivoles et inutiles. Les bavardages inconsidérés et stériles.
    La parole vertueuse consiste à parler avec retenue et dignité. 
    A faire un bon usage de la parole en l'utilisant à bon escient et lorsque cela est utile et nécessaire.

    L'éthique

    Les trois actions non vertueuses en relation avec l'esprit

    - La convoitise, vouloir s'approprier ce que l'on n'a pas, désirer avoir certains biens ou avantages qui appartiennent à d'autres.
    La pensée vertueuse à être content et satisfait de ce que l'on a et de ce que l'on est. A se réjouir de ce que les autres ont.

    - La malveillance, vouloir nuire ou faire du mal à quelqu'un. 
    Souhaiter que quelque chose de mauvais ou un malheur arrive à autrui et se réjouir si cela arrive.

    La pensée vertueuse consiste à avoir pour tous les êtres des sentiments de bonté,
    de bienveillance et de compassion.
    Souhaiter que chacun trouve le bonheur et le bien-être.

    Avoir un esprit libre de la haine, de la méchanceté et de la colère même envers ceux qui nous font du mal. 

    - Les vues fausses, affirmer ou soutenir des conceptions erronées, renier activement la réalité ou l'existence des choses, comme par exemple nier la loi de cause à effet (Karma).
    La pensée vertueuse consiste
    à comprendre la réalité en développant la sagesse par l'écoute, la réflexion, l'observation et la méditation.

    L'éthique

    - Cunda Sutta -
    Le Bouddha demande à Cunda quel genre de purification il approuve, puis lui explique ce qu'est la pureté dans la discipline des êtres nobles, en lui exposant les dix sentiers d'actions akusalas (déméritoires) et les dix sentiers d'actions kusalas (méritoires).

    Cunda Sutta...ICI

    ***
    - Conseils aux laïcs -
     
    Veludvareyya Sutta...ICI

    L'éthique

    "L’éthique bouddhique et le journalisme"

    L'éthique


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  • octuple-sentier.jpg 
    Le Noble Sentier Octuple, symbolisé par une roue à huit rayons, est le chemin, la voie qui mène à la libération totale et définitive de la souffrance, de l'insatisfaction et du mal-être (dukkha) et qui conduit à la connaissance, au calme, à la vision profonde, à la délivrance.
     

    L'octuple sentier se divise en trois catégories :

    - la connaissance qui concerne la compréhension des phénomènes et l'entraînement de la pensée afin de développer la sagesse.

    l'éthique (la discipline) qui consiste à développer une attitude morale dans nos relations avec les autres.

    - la méditation qui se réfère au travail sur soi et indique comment modifier notre état d'esprit de façon stable par la pratique de la concentration.

    La connaissance (prajna)  


    1/La compréhension juste

    Le chemin du Bouddha est fondé sur le bon sens et l'observation attentive de la réalité. Il savait que si nous ouvrons nos yeux et regardons attentivement notre vie, nous comprendrons que les choix que nous faisons conduisent soit au bonheur, soit au malheur. 

    Une fois ce principe pleinement compris, nous ferons de bon choix, parce que nous voulons être heureux. Quoi que nous fassions, la première chose est de savoir pourquoi nous le faisons. C'est pourquoi le Bouddha a fait de la compréhension juste le premier pas de son chemin vers le bonheur. 

    La compréhension juste, 
    c'est la compréhension des
     quatre nobles vérités
    :

    - comprendre la souffrance
    - comprendre l'origine de la souffrance
    - comprendre l'extinction de la souffrance
    - comprendre le chemin conduisant à l'extinction de la souffrance

    Le noble sentier octuple

    2/La pensée juste

    La pensée juste ou intention juste, consiste à intervenir sur notre volonté, c'est-à-dire sur ce qui précède et motive nos actions, ainsi que sur notre capacité à maîtriser nos émotions, car nos pensées sont à l'origine de nos comportements et nous entraînent soit vers le bonheur, soit vers plus de souffrance pour nous-mêmes et pour autrui.

    Quand nous comprenons que le désir des plaisirs des sens est la cause de l'insatisfaction, nous voyons que les pensées liées à l'attachement et à l'aversion rendent toujours malheureux.

    La pensée juste consiste à abandonner les pensées négatives, telles que la convoitise, la malveillance, la haine, la colère, la méchanceté, l'envie, la jalousie, l'égoïsme... Et à les remplacer par des pensées de bonté, de bienveillance, de compassion et de non-violence envers tous les êtres, ainsi que des pensées de contentement, de générosité, et à comprendre ce qui est juste, ce qui est vrai, à comprendre la réalité en développant la sagesse.

    Le noble sentier octuple

    L’octuple sentier, de la sagesse à la discipline
    1ère partie



    L'éthique (sila)


    3/La parole juste

    "Conscient(e) de la souffrance provoquée par des paroles irréfléchies et par l’incapacité à écouter autrui, je suis déterminé(e) à apprendre à parler à tous avec amour afin de les soulager de leurs peines et de leur transmettre joie et bonheur. Sachant que la parole peut être source de bonheur comme de souffrance, je suis déterminé à parler avec sincérité, en employant des mots qui inspirent à chacun la confiance en soi, la joie et l’espoir..." Thich Nhat Hanh  "Le coeur des enseignements du Bouddha"

    ***

    La parole juste, c'est éviter de dire des mensonges, de médire, de calomnier et de toutes paroles susceptibles de causer la haine, la désunion, la discorde entre les individus ou groupes de personnes, c'est aussi s'abstenir de paroles dures, impolis, malveillantes, injurieuses, grossières, ainsi que de tous commérages et bavardages futiles, inutiles ou vains. 

    La pratique de la parole juste consiste à parler de manière vraie, authentique et réfléchi, en employant des mots amicaux, bienveillants, agréables, doux, qui aient du sens et qui soient utiles.

    Le noble sentier octuple

    4/L'action juste

    "Ne considère pas légèrement les mauvaises actions,
    En pensant: 'Un petit peu ne m'affectera pas'.
    Tel une jarre d'eau remplie par des gouttes de pluie,
    L'ignare se remplit de mal, l'accumulant petit à petit."
    (DhpIX-121)

    "Ne considère pas légèrement les bonnes actions,
    En pensant: 'Un petit peu ne m'affectera pas'.
    Tel une jarre d'eau remplie par des gouttes de pluie,
    Le sage se remplit de mérite, l'accumulant petit à petit."
    DhpIX-122)

    Source : tipitaka.fr

    ***

    L'action juste consiste à s'abstenir de tuer un être vivant, de détruire la vie, de voler ou de prendre ce que l'on ne nous a pas donné, à éviter l'inconduite sexuelle ou le mauvais usage des sens, ainsi que la consommation d'alcool ou de toutes substances qui troublent la conscience.

    L'action juste vise à promouvoir une conduite honorable et pacifique, empreinte de compassion et de respect envers toute forme de vie car tous les êtres veulent vivre et la vie est leur bien le plus précieux. 

    Apprendre à être honnête, généreux, satisfait de ce que l'on a, à respecter la propriété d'autrui, à avoir une sexualité basée sur le respect, l'amour et l'engagement à long terme. 

    Le noble sentier octuple

    5/Les moyens d'existence justes

    Les moyens d'existence justes concernent nos moyens de subsistance, notre profession, ainsi que notre vie relationnelle et sociale. On s'abstiendra de toutes activités susceptibles de nuire aux autres, de faire du mal ou de tuer des êtres vivants, de créer de la souffrance, comme la fabrication, la vente ou l'usage d'armes, le commerce d'animaux, de viande, de boissons alcooliques, d'intoxicants, de drogues ou de poisons... Tout ce qui est illégal, violent, frauduleux ou nuisible à autrui est à éviter.

    Pour pratiquer les moyens d'existence justes, il est important de trouver une activité, une profession qui respecte les cinq préceptes de moralité ou les cinq entraînements à la pleine conscience :

    - s'abstenir de tuer,
    - s'abstenir de voler,
    - s'abstenir de paroles mensongères,
    - s'abstenir de conduites sexuelles incorrectes,
    - s'abstenir de consommer de l'alcool
    ou de toutes substances qui troublent la conscience.

    Le noble sentier octuple

    L’octuple sentier, de la sagesse à la discipline
    2ème partie



    La méditation (samadhi)


    6/L' effort juste

    Avec l'effort juste, le pratiquant doit observer son esprit afin de surmonter et de vaincre les états d'esprit négatifs comme la colère, la malveillance, l'attachement, la jalousie, l'orgueil, qui nous entraîne vers la souffrance, et s'efforcer de développer et de maintenir les états d'esprit positifs, basés sur l'amour, la bienveillance et la compassion.  

    Les quatre aspects de l'effort juste : 

    - Empêcher l'apparition des états d'esprit négatifs qui ne se sont pas encore manifestés.

    - Surmonter les états d'esprit négatifs déjà existant.

    - Faire apparaître les états d'esprit positifs qui n'existent pas encore. 

    - Maintenir et développer à la perfection les états d'esprit positifs déjà présents.

    Le noble sentier octuple

    7/L'attention juste

    L’attention juste ou pleine conscience consiste à ramener son attention sur l'instant présent, à prendre conscience de ce qui se passe dans notre corps et dans notre esprit à chaque instant.

    Les quatre bases de l'attention juste

    - L'attention au corps physique : Les trois pratiques essentielles de l'attention au corps sont l'attention à la respiration, l'attention à la posture et l'attention aux parties du corps.

    - L'attention aux sensations : Les sensations peuvent être agréables, désagréables ou neutres. Si c’est agréable, ne pas s’y attacher, si c’est désagréable, ne pas la rejeter, mais être capable de reconnaître la sensation et d’aller au-delà.

    - L'attention à l'esprit: L'attention à l'esprit consiste à surveiller l'apparition et la disparition des différents états mentaux, à être conscient de l’émotion dans laquelle nous nous trouvons et à éviter de réagir de manière impulsive. (Les 51 formations mentales...ICI ) 

    - L'attention aux objets mentaux : L'attention aux objets mentaux concerne toutes nos pensées, nos activités mentales conscientes. La pratique consiste à être attentif à toute pensée qui apparaît, à prendre conscience de sa présence et à observer sa dissolution.  

    L'attention aux objets mentaux concerne cinq catégories : 

     - Les cinq entraves ou obstacles : (le désir sensuel, la malveillance, la paresse et la torpeur, l'agitation et l'inquiétude, le doute)

    - Les cinq agrégats d'attachement (la forme, les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience)

    - Les six sphères des sens (l’œil, l'oreille, le nez, la langue, le corps et le mental)

    - Les sept facteurs d'Éveil (l'attention, l'investigation, l'énergie, la joie, la tranquillité, la concentration et l'équanimité)

    - Les quatre nobles vérités (voir l'article...ICI)

    ***
    Maha Satipatthana Sutta
    Le grand discours sur l'établissement de l'attention

    Le Mahāsatipaṭṭhāna Sutta est une référence fondamentale dans l'enseignement du Bouddha, car il expose en détail ce qu'il décrivait comme la voie la plus directe menant à Nibbāna. Ce long discours décrit les instructions relatives aux différentes pratiques de méditations recommandées par le Bouddha, et contient également une explication détaillée des quatre nobles vérités. Maha Satipatthana Sutta...ICI ou ICI

    Le noble sentier octuple

    8/La concentration juste

    Le huitième et dernier aspect de l'octuple sentier, c'est la pratique de la concentration juste (la méditation) qui permet de fixer l'esprit sur un seul point, comme par exemple la respiration ou un autre objet et l'y maintenir dans le but de ne plus être distrait par les pensées, le bavardage mental et de pouvoir observer tout ce qui se passe dans l'instant présent.

    La pratique de la méditation comporte quatre stades, 
    les quatre étapes de Dhyana ou Jhana (absorption).
     

    À la première étape de Dhyana, le méditant est détaché des désirs des sens et des émotions négatives telles que la malveillance, la haine, l'avidité, l’agitation, l'inquiétude, la paresse, le doute, mais sont conservés les sentiments de joie, de bonheur ainsi qu'une certaine activité mentale.

    À la seconde étape disparaissent toutes les activités mentales, tandis que la tranquillité et la "fixation unificatrice" de l'esprit se développent, les sentiments de joie et de bonheur sont conservés.

    À la troisième étape le sentiment de joie, qui est une sensation active, disparaît, tandis que persiste la concentration, la conscience lucide et la disposition de bonheur avec une équanimité consciente.

    Et à la quatrième étape de Dhyana, toute sensation, même de bonheur disparaît, seules l'équanimité et la pure attention demeurent.

    Le noble sentier octuple

    citation01-tnh

    "Apaiser la souffrance"
    - Le Noble Chemin Octuple -
    Enseignement donné le 28 décembre 2011
    au cours de la retraite d'hiver 2011-2012. 

    Transcription de cet enseignement...ICI

    Thay parle en français, avec une traduction en anglais. 
    Pour entendre uniquement en français, écouter seulement l'écouteur gauche de votre casque audio, ou régler la balance des haut-parleurs de votre ordinateur sur la gauche.
     

    Le noble sentier octuple

    Parole du Bouddha (audio) à écouter ou à télécharger...ICI 

    Le noble sentier octuple

    Livres sur l'Octuple Sentier

    les-huit-marches-bhg  

    "Les huit marches vers le bonheur"
    Bhante Henepola Gunaratana 

    Il est précieux qu'un ouvrage présentant toutes les garanties de sérieux et d'orthodoxie bouddhiste nous rappelle que le Bouddhisme des origines est celui du Hinayana, le "sentier aux huit embranchements", le "Chemin Octuple". Un chemin, une voie, donc une progression guidée par une méthode.
    Les vérités et les pratiques exposées dans l'ouvrage que voici sont à l'origine de toutes les écoles ultérieures, et elles demeurent vraies aujourd'hui comme il y a deux mille cinq cents ans. Gautama Sakyamuni a enseigné un chemin progressif incluant recherche, compréhension, efforts, persévérance. C'est ce chemin que nous propose Bhante Gunaratana, un maître du hinayana particulièrement reconnu et respecté.
    Je suis convaincu que son témoignage sera précieux pour de nombreux lecteurs, même non bouddhistes. La paix du cœur, la lucidité, la compassion, la sagesse transcendante ne sont la propriété exclusive d'aucune religion ou tradition.

    le-1-enseignement-du-bouddha-rewata-dhamma  

     

    "Le Premier enseignement du Bouddha"
    Dr. Rewata Dhamma  

    Deux mois après avoir atteint l’éveil, le Bouddha se rendit à Sarnath où il donna son premier enseignement, au Parc des Gazelles, devant cinq ascètes qui avaient été naguère ses compagnons sur le chemin. Cet enseignement, connu sous le nom pali de Dhammacakka Sutta (Sermon de la Roue du Dhamma), fonde toute la prédication future du Bouddha, exposant les Quatre Nobles Vérités et l’Octuple Noble Sentier.
    Il est difficile de prétendre connaître le bouddhisme sans avoir lu et étudier ce sutta. Dr. Rewata Dhamma, moine érudit et grand méditant de la tradition birmane, nous permet de le faire en nous proposant une traduction complète et précise, suivie d’un commentaire reprenant chaque verset, dans lequel il nous introduit à une compréhension profonde, fondée sur sa grande érudition autant que sur son expérience intime de la méditation.Grâce à lui, le lecteur se trouve ici plongé d’un coup au cœur même de l’enseignement bouddhiste.

    Le noble sentier octuple


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  • les-quatre-nobles-verites

    Les quatre nobles vérités

    Après avoir atteint l’éveil ultime, le Bouddha attendit 40 jours avant de délivrer son enseignement. Comme un médecin, il diagnostique la souffrance des êtres, et propose d’y remédier. Explications avec Matthieu Ricard, moine bouddhiste.

    Les quatre nobles vérités

    Les quatre nobles vérités

    Quelques temps après son Éveil, le Bouddha alla trouver ses cinq anciens
    compagnons ascètes à Isipatana (Sarnath) près de Bénarès pour leur
    expliquer sa découverte et partager avec eux son expérience. Il mit ainsi en
    mouvement "la roue du Dharma" en donnant son premier enseignement.

    Le sermon (de Bénarès) sur les quatre nobles vérités (Dhamma
    cakkappavattana sutta
    )
     
    constitue le fondement et le coeur de la voie du
    Bouddha, il est indispensable de bien en comprendre le contenu, car

    tous les autres enseignements en dérivent.

    Ces quatre nobles vérités sont souvent comparées à une maladie et au
    processus des soins dispensés de la part d'un médecin :

    La première vérité constate la maladie, les symptômes,
    la deuxième en établit le diagnostic, la cause,
    la troisième annonce que la guérison est possible,
    la quatrième donne le traitement, le remède.

    ***
    Sarnath : le 1er enseignement du Bouddha

     

    Les quatre nobles vérités

    1/ La noble vérité de la souffrance :

    La première noble vérité énoncée par le Bouddha montre l'universalité
    de l'expérience de la souffrance (dukkha).

    - La naissance est dukkha,
    - La vieillesse est dukkha,
    - La maladie est dukkha,
    - La mort est dukkha,
    - Etre uni à ce que l'on n'aime pas est dukkha,
    - Etre séparé de ce que l'on aime est dukkha,
    - Ne pas obtenir ce que l'on désire est dukkha.

    En résumé, les cinq agrégats* d'attachement sont dukkha.

    Dukkha est un terme pali qu'il est impossible de traduire correctement en français. Communément, dukkha veut dire "souffrance, douleur, maladie, peine, souci, misère", mais aussi tous les états de frustration, d'insatisfaction ou d'ennui, y compris ceux dont nous ne sommes pas véritablement conscient. Dans la première noble vérité, dukkha représente la vision la plus vaste qu'a le Bouddha de la vie et du monde. Il ne signifie pas seulement la souffrance ordinaire, mais désigne également l'impermanence, l'imperfection...

    Cette première noble vérité doit être comprise,
    si l'on ne comprend pas dukkha, on a peu de chance d'être incité à faire
    un effort pour pratiquer la voie menant à la libération de la souffrance.

    * la forme, les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience

    ***
    Thich Nhat Hanh
    "Les quatre nobles vérités"

    Enseignements du vénérable Thich Nhat Hanh
    sur les quatre nobles vérités

    Les quatre nobles vérités

    2/ La noble vérité de la cause de la souffrance :

    "Voici, ô moines, la Vérité Noble dite la cause du dukkha:
    C'est cette "soif" qui produit la ré-existence et le re-devenir,
    qui est liée à une avidité passionnée et qui trouve une nouvelle
    jouissance tantôt ici, tantôt là, c'est-à-dire la soif des plaisirs des sens, la soif de l'existence et du devenir et la soif de la non existence."

    La deuxième noble vérité établit qu’il existe une origine à la souffrance
    et que cette origine est l’attachement à trois sortes de désirs (soif) :

    - La soif des plaisirs des sens
    - La soif du devenir ou d'existence
    - La soif d'annihilation ou de non-existence

    Le terme "soif" comprend non seulement le désir et l'attachement aux plaisirs des sens, à la richesse, à la puissance, mais aussi l'attachement aux idées, aux idéaux, aux opinions, aux théories, aux conceptions, aux croyances...

    C'est cette soif, ce désir, cette avidité, cette cupidité qui, en se manifestant de manières variées, donne naissance à toutes les formes de souffrance et à la continuité des êtres.

    ***
    La "soif", dépasser l'insatisfaction...
    L’insatisfaction est une source de souffrance continuelle et elle est sans cesse stimulée par cette soif immense de vouloir satisfaire à tous les désirs. Quelle discipline enseigne le bouddhisme afin de rompre cet état de soif absolue.

    Les quatre nobles vérités

    Le désir d’appropriation, source de toutes les souffrances.
    Le désir d’appropriation, avec la colère et l’ignorance, sont les trois poisons de l’esprit selon le bouddha et conduisent aux principales causes de la souffrance.

    ***
    Cette soif, ce désir est lui-même conditionné, lié à des causes.
    La première cause c'est l'ignorance qui entraîne les formations karmiques qui engendre la conscience, laquelle crée le nom et la forme, à l'origine des six sens. Les six sens donnent lieu au contact, et le contact à la sensation. Celle-ci provoque la soif ou le désir qui se transforme en saisie ou attachement. La saisie devient le devenir ou pulsion vers l'existence qui conduit à la naissance, puis à la vieillesse et la mort.

    Ces douze liens interdépendants sont également à l'origine de la souffrance car, selon l'enseignement du Bouddha, tout est relatif et interdépendant.

    Ainsi, le désir, la "soif", n'est ni la première, ni l'unique cause de
    l'apparition de la souffrance, de l'insatisfaction (dukkha).
    Mais c'est la cause la plus palpable et la plus immédiate.

    ***
    Les douze liens interdépendants

    1ère partie

    Les quatre nobles vérités

    Les douze liens interdépendants
    2ème partie

    Les quatre nobles vérités

    3/ La noble vérité de la cessation de la souffrance :

    "Voici, ô moines, la Vérité Noble dite la cessation du dukkha :
    C'est la cessation complète de cette " soif", la délaisser, y renoncer,
    s'en libérer, s'en débarrasser."

    La troisième noble vérité nous enseigne que nous pouvons nous libérer de la souffrance puisque celle-ci est issue de causes et de conditions. Certaines d’entre-elles sont de notre responsabilité : en les connaissant, nous pouvons agir sur ces causes et ces conditions, et progressivement les transformer et atteindre l'état de Libération, l'Éveilou Nirvana lorsque l’ignorance, l’avidité et la malveillance cessent de nous diriger.

    L'Éveil représente la Paix ultime dont la saveur peut être expérimentée dans cette vie même, la libération de tous les états conditionnés, de tous les attachements. Il est au delà de nos conceptions dualistes du bien et du mal,
    du juste et de l'injuste, de l'existence et de la non-existence.

    Celui qui a réalisé l'Éveil est libéré de toutes les obsessions, des tracas, des difficultés et des problèmes qui tourmentent les autres.
    Il ne regrette pas le passé, il ne se préoccupe pas de l'avenir, il vit dans l'instant présent. Il est joyeux, serein et paisible. Il est libre des désirs égoïstes, de haine, d'avidité, d'orgueil, et de toutes les émotions perturbatrices. Il est plein d'un amour universel, de compassion, de bonté, de sympathie, de compréhension et de tolérance. Il rend service aux autres de la manière la plus désintéressé, car il n'a pas de pensée pour lui-même, ne cherchant aucun gain, n'accumulant rien, même les biens spirituels, parce qu'il est libéré de l'illusion du Soi.

    ***
    "L'Eveil du Bouddha"

    Les quatre nobles vérités

    Les quatre nobles vérités

    4/ La noble vérité du chemin qui mêne
    à la cessation de la souffrance :

    "Voici, ô moines,
    la Vérité Noble dite le sentier conduisant à la cessation du dukkha :
    C'est le Noble Sentier Octuple, à savoir :
    la vue juste, la pensée juste, la parole juste, l'action juste,
    le moyen d'existence juste, l'effort juste,
    l'attention juste et la concentration juste."

    Le Noble Sentier Octuple est le chemin, la voie qui mène à la libération totale et définitive de la souffrance, de l'insatisfaction et du mal-être (dukkha) et qui conduit à la connaissance, au calme, à la vision profonde, à la délivrance (Éveil, Nirvana).

    L'Octuple Sentier est également appelé « la voie du milieu »,
    car il évite les deux extrêmes que sont d'une part la poursuite du bonheur dans la dépendance du plaisir des sens et d'autre part la poursuite de la libération dans la pratique de l'ascétisme et de la mortification.

    L'Octuple Sentier enseigné par le Bouddha se divise en trois catégories : la connaissance qui concerne la compréhension des phénomènes et l'entrainement de la pensée afin de développer la sagesse, l'éthique qui consiste à développer une attitude morale dans nos relations avec les autres et la méditation qui se réfère au travail sur soi et indique comment modifier notre état d'esprit de façon stable par la pratique de la concentration.

    La connaissance (Prajna) :
    - la compréhension juste
    - la pensée juste

    L'éthique (Sila) :
    - la parole juste
    - l'action juste
    - les moyens d'existence juste

    La méditation (Samadhi) :
    - l'effort juste
    - l'attention juste
    - la concentration juste

    Les quatre nobles vérités

    Les quatre nobles vérités

    Les quatre nobles vérités
    Nous entendons souvent parler de "l'enseignement de Bouddha", mais
    savons-nous vraiment de quoi il est question ? Ce texte condense les notions
    essentielles du dhamma et en présente sa signification, ainsi que son but en
    quelques lignes...

    dhammadana.org

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    Les quatre nobles vérités
    par Ajahn Sumedho
    dhamma-sukha.JPG

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    La recherche du sens
    "Pourquoi nous souffrons"

    repere.tv.JPG

    Les quatre nobles vérités


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