• Journée mondiale des océans 2013


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     La Journée mondiale des océans est une démarche lancée en 1992 à l'issue du sommet de Rio et qui vise à faire du 8 Juin de chaque année une occasion de sensibiliser le grand public à une meilleure gestion des océans et de leurs ressources.

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    Aujourd’hui, à cause de la pêche intensive, de la pollution, du réchauffement climatique et de la destruction de leur habitat, de nombreuses espèces d’animaux sont menacées d’extinction.

     L'acidification des océans

    Le dioxyde de carbone, gaz à effet de serre, est l'un des principaux responsables de l'acidification des océans. Le gaz carbonique réchauffe le climat mais modifie également la chimie des océans.
    Les océans absorbent plus du quart du CO2 rejeté par l'homme et ce CO2 se dissout dans l'eau pour former de l'acide carbonique, abaissant son pH.
    Un processus appelé "acidification des océans".

    L'acidification menace les récifs de corail, les écosystèmes marins, la faune et la flore sauvages. Elle altère la capacité de calcification des mollusques et des organismes à coquille comme les ptéropodes qui sont une source de nourriture importante pour les poissons et les oiseaux ainsi qu'un bon indicateur de la santé de l'écosystème.

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    La pêche intensive 

    Selon les statistiques de la FAO, 32% des stocks de poissons sont surexploités ou épuisés. La quantité de poissons et autres espèces capturés par inadvertance (prises accessoires) pendant que les bateaux cherchent à pêcher une autre espèce de poisson a été estimée à plus de 20 millions de tonnes à l’échelle mondiale en 2010, soit l’équivalent de 23 % de tous les poissons et autres espèces capturés. Ce nombre continue d’augmenter. Les prises accessoires, qui sont habituellement rejetées mortes à la mer, menacent les espèces menacées.

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    Le chalutage profond

    Le chalutage de fond est aujourd'hui exercé jusqu’à 1 800 mètres de profondeur pour compenser la surexploitation des ressources plus accessibles de la surface. Il entraîne un gâchis de biodiversité et un massacre potentiellement irréversible des milieux océaniques les plus fragiles de la planète. L’impact au sol de la pêche en eaux profondes est jusqu’à 3 000 fois plus important que toute autre activité humaine.

    Les espèces profondes ont une croissance lente, une maturité sexuelle tardive, une fécondité faible et une longévité extrême.

    Ces caractéristiques les rendent extrêmement vulnérables à l'exploitation. Pour 3 espèces ciblées et commercialisées, plus d’une centaine d’espèces sont rejetées, mortes, par-dessus bord. Certaines espèces comme les requins profonds ont connu des déclins vertigineux et sont désormais menacés d'extinction.

    Les récifs coralliens sont des écosystèmes aussi complexes et lents à se mettre en place que des villes. On estime qu'un récif corallien profond peut dater d'environ 9000 ans. Ce patrimoine biologique riche mais fragile est réduit en poussière par un seul passage de chalut. La pêche profonde met en scène l'improbable rencontre de l’ultra-performance technologique avec l’ultra-vulnérabilité biologique. Il s'agit par définition d'une équation intenable, non durable, injuste, à l'issue dramatique annoncée par tous mais néanmoins poursuivie...

    Claire Nouvian est une environnementaliste
    qui lutte contre l’exploitation des océans dans le monde.
    C'est en 2001, en exerçant son métier de journaliste, productrice et réalisatrice de documentaires animaliers, que Claire Nouvian découvre le monde des abysses et les dangers qui le menace. Se donnant alors pour mission de partager ses découvertes avec le monde entier, Claire fonde "BLOOM Association" en 2005, pierre angulaire de toutes ses actions d'éducation et de conseil politique sur les océans profonds.

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    Halte à la destruction des fonds marins !
    Pour signer la pétition...
    ICI

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    La pollution

    Produits chimiques, matière organique, hydrocarbures, déchets de toute sortes (bouteilles en verre, en plastique, boîtes de conserve, sacs plastiques, filets de pêche abandonnés, mais aussi mégots de cigarette, coton-tiges...). Les océans sont la destination finale où aboutissent la plupart de nos déchets. Qu’elles soient indus­trielles ou domestiques, toutes les activités menées à terre ont une part de responsabi­lité dans la pollution marine.

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    Les activités humaines
    (le tourisme, les constructions...) 
    Aujourd'hui, plus de 50% de la population mondiale vit à moins de 100 km des côtes. Cette attraction particulière est aussi la cause d'une forte pression sur l'environnement.

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     - Les récifs coralliens remplissent des fonctions écologiques essentielles, abritant plus de 25 % de la biodiversité marine mondiale (alors qu'ils n'occupent pas même 0,1 % de la surface des océans). Il existe de très nombreuses espèces de coraux qui forment des écosystèmes marins complexes, procurant des niches écologiques à de nombreux animaux qui y trouvent nourriture, refuge, protection et abri. De très nombreuses espèces de poissons en sont donc dépendantes. 

    Environ 75 % de tous les récifs coralliens du monde sont menacés d'extinction de façon critique, par la pollution directe et indirecte, la pêche intensive, les changements climatiques, y compris le réchauffement et l’acidification des océans, de même que par l’activité humaine locale.  (En savoir plus) 

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    - Le dugong est un mammifère marin herbivore qui vit sur les littoraux de l'océan Indien et de l'océan Pacifique ouest.
    Plus encore que le lamantin, le dugong est une espèce menacée.
     

    Docile et peu agressif, c’est surtout sa viande et son huile qui ont amené ce sirénien proche de l’extinction. Ses habitats côtiers sont en réduction, en particulier du fait du tourisme, du changement climatique, de la pollution et de l'urbanisation des côtes. Les bateaux de plaisance représentent aussi une réelle menace : les hélices des embarcations à moteur blessent très souvent ces animaux qui se déplacent lentement et à faible profondeur.

    La population mondiale des dugongs est en chute rapide, il en resterait environ 70 000 dans le Nord de l’Australie et 6 000 dans le golfe Persique.
     (En savoir plus)

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    Le phoque moine de méditérannée fait partie des 6 espèces de mammifères marins les plus menacés au monde.

    Autrefois abondant en Méditerranée et sur une partie de la côte ouest de l'Afrique, le phoque moine est devenu très rare.

    Il a été victime de la chasse, de la pollution, de l'appauvrissement de son habitat par le tourisme, la construction des hôtels et des habitations qui diminuent le nombre d'endroits où les phoques peuvent s'abriter. Il n'en reste plus que 600 à 700.  (En savoir plus)

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    - La baleine bleu ou rorqual bleu est un animal dont la réduction de la population a été spectaculaire au cours du XXe siècle, elle a clairement été menée au bord de l'extinction par la chasse.

    La disparition progressive de la nourriture (krill) suite aux effets du réchauffement climatique et du développement de l'aquaculture, la pollution chimique et pétrolière, les filets de pêche dérivants, les essais militaires sous-marins (explosions et sonars) qui perturbent la communication des baleines et leur reproduction menacent aussi la survie des baleines. Avant le début de la chasse industrielle à la baleine, il y en avait 300 000, aujourd'hui, elles sont estimées à environ 6 000 individus. (En savoir plus)

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    - Le belouga ou baleine blanche est un cétacé de l'océan Arctique. 

    Le béluga a été chassé des siècles durant par les autochtones de l'Arctique. Au milieu du XVIIIe siècle, les non-autochtones feront une chasse commerciale du béluga dans la baie d'Hudson, à l'est de la baie d'Ungava et dans le golfe du fleuve Saint-Laurent (Canada).

     Aujourd'hui, il est avant tout victime de la pollution de la mer par des produits toxiques et par les perturbations des activités humaines.

    La population globale des bélugas est estimé à environ 100 000 individus.
     (En savoir plus)
     

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    - Les tortues marines (tortue luth, tortue imbriquée, tortue de kemp) se font de plus en plus rares et sont menacées d'extinction. 

    En effet, le braconnage, les filets de pêche, la pollution, la pêche intensive, le développement touristique, l'urbanisation du littoral et l'ingestion de déchets flottants, de sacs plastiques qu'elles confondent par erreur avec des méduses sont de véritables menaces pour ces reptiles nécessaires à l'équilibre des chaînes alimentaires. (En savoir plus) 

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    D'autres espèces marines en danger

    - Le thon rouge (menacé par la surpêche)
    - Les requins (pêchés surtout pour ses ailerons)
    - Le morse (chasse, réchauffement climatique, pollution)
    -  La limule (appât pour la pêche, utilisation médicale)
    - L'esturgeon (surpêche, barrages, pollution)
    - L'hippocampe (médecine chinoise, destruction de leur habitat)

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    La consommation de poisson se heurte à deux problèmes :

    - la pollution (mercure, PCB, pesticides, dioxine...).
    - l'extinction de certaines espèces à cause de la surpêche.
     

    ***

    La pêche industrielle fait généralement de gros dégâts, que ce soit parce que les bateaux industriels de pêche prennent d’énormes quantités de poissons, sans forcément viser une espèce en particulier, ou parce qu’ils utilisent des méthodes de pêche destructrices et non durables comme le chalutage profond...ICI

    Pensez à consommer des poissons issus d'une pêche durable (petite pêche artisanale) et locale (rivière, lac ou mer)...ICI 

    Réduisez votre consommation : Plutôt que de manger des filets de poissons blancs surgelés ou du poisson d’élevage, choisissez un poisson de qualité, pêché localement comme le Merlu de ligne du Golfe de Gascogne ou le bar de ligne de Bretagne.

    Attention à ne pas consommer les espèces pendant leur période de reproduction : il existe des saisons aussi pour les poissons...ICI 

    N ’achetez pas de poissons plus petits que la taille autorisée (par exemple le bar : 36cm, le maquereau: 20cm, le merlu du Golfe de Gascogne : 27 cm, le marbré : 20cm, le sar : 25cm)...ICI

    Les poissons menacés, à éviter...ICI

    Plus d'information sur la pêche...ICI

      Plus d'information sur l'aquaculture...ICI

    Guide pour une consommation de poissons durables...ICI

    Les poissons : une sensibilité hors de portée du pêcheur...ICI

    Une autre solution
    pour préserver les océans et sauver la vie marine...
    ICI
     

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    Journée mondiale des océans 2011...ICI

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